COMORES : Les « graines » du président Sambi.

Par Mmagaza
Ces derniers temps, le président sortant, s’est lancé dans une vaste offensive de pose de « première pierre ». C’est à une véritable course contre la montre qu’il s’est attelée. Ce qui fait dire à ses proches qu’il est en train de semer pour récolter la prochaine fois et cela devra pousser son successeur à lancer ses propres projets et ne pas se contenter d’attendre pour récolter. On est loin du relais qui rassure, de la dernière campagne.
Et pourtant, il convient de noter que ce ne sont pas les idées de projets qui ont manquées au président sortant, mais c’est leur concrétisation qui a fait largement défaut. Le président sortant a toujours considéré les structures administratives comme des freins à ses initiatives et ne manquait pas au début de son mandat de s’interroger sur les prérogatives qui lui ont été dévolus par la constitution. Il faisait toujours le parallèle entre lui et ses successeurs pour montrer qu’il n’avait pas de pouvoir pour procéder aux changements qu’il souhaitait pour le pays. D’où son combat pour la révision de la constitution. On lui saura gré d’avoir fait preuve de combativité pour la réforme car la constitution de départ (2001) ouvrait la voie à toutes les compromissions si chères au colonel de la CRC.
Il n’en demeure pas moins qu’en matière de transparence les choses sont loin d’être aussi claires que l’eau de nos ablutions. La faute est de toute évidence à mettre au sein du parlement qui s’est beaucoup occupé de ses problèmes internes que du contrôle de l’exécutif. Ne parlons pas de la justice où le slogan « Corruption : tolérance zéro » n’a pas fait grand bruit parmi les rapaces de la république.
Cependant, il ne faudrait pas que le bilan personnel soit celui qui aura seulement appris à poser des premières pierres, à l’image de ce politicien qui s’est retrouvé au chômage pour une longue durée et qui a décidé d’aller chercher du travail dans un chantier. Et à la question de savoir ce qu’il savait faire, il a répondu sans sourciller : poser la première pierre.
Quant au président élu qui continue ses pérégrinations à l’extérieur, il aura beaucoup de pain sur la planche, cela va s’en dire. Déjà , les analystes sous les cocotiers, commencent à percevoir des handicaps avant son investiture. Comme beaucoup de nos chefs d’état, il est possible que la famille joue un rôle de premier plan. Il n’est pas sûr que la coalition qui l’a mené au sommet du pouvoir puisse aller loin et ne finisse par éclater en mille morceaux et, enfin il n’est pas exclu qu’il s’arrime avec certains de ses « farouches » opposants, selon l’adage bien connu chez nous, « mbe kali mbe ».Tout cela demande une alchimie digne de l’enchanteur Merlin !
Dans les faits, l’erreur première que pourrait commettre le président élu, serait de s’entourer beaucoup plus par « ceux qu’il connait » que par ceux « qui connaissent » la bonne marche de l’Etat.
Le pays espère des solutions concrètes et non des incantations et de la morale. Si l’on veut contenter tout le monde, on finira par décevoir tout le monde, c’est une loi de la nature, dirait ma grand-mère !
Le président élu saura-t-il faire fi des voix des sirènes ? Shenda katsi hule na kume !
Et pourtant, il convient de noter que ce ne sont pas les idées de projets qui ont manquées au président sortant, mais c’est leur concrétisation qui a fait largement défaut. Le président sortant a toujours considéré les structures administratives comme des freins à ses initiatives et ne manquait pas au début de son mandat de s’interroger sur les prérogatives qui lui ont été dévolus par la constitution. Il faisait toujours le parallèle entre lui et ses successeurs pour montrer qu’il n’avait pas de pouvoir pour procéder aux changements qu’il souhaitait pour le pays. D’où son combat pour la révision de la constitution. On lui saura gré d’avoir fait preuve de combativité pour la réforme car la constitution de départ (2001) ouvrait la voie à toutes les compromissions si chères au colonel de la CRC.
Il n’en demeure pas moins qu’en matière de transparence les choses sont loin d’être aussi claires que l’eau de nos ablutions. La faute est de toute évidence à mettre au sein du parlement qui s’est beaucoup occupé de ses problèmes internes que du contrôle de l’exécutif. Ne parlons pas de la justice où le slogan « Corruption : tolérance zéro » n’a pas fait grand bruit parmi les rapaces de la république.
Cependant, il ne faudrait pas que le bilan personnel soit celui qui aura seulement appris à poser des premières pierres, à l’image de ce politicien qui s’est retrouvé au chômage pour une longue durée et qui a décidé d’aller chercher du travail dans un chantier. Et à la question de savoir ce qu’il savait faire, il a répondu sans sourciller : poser la première pierre.
Quant au président élu qui continue ses pérégrinations à l’extérieur, il aura beaucoup de pain sur la planche, cela va s’en dire. Déjà , les analystes sous les cocotiers, commencent à percevoir des handicaps avant son investiture. Comme beaucoup de nos chefs d’état, il est possible que la famille joue un rôle de premier plan. Il n’est pas sûr que la coalition qui l’a mené au sommet du pouvoir puisse aller loin et ne finisse par éclater en mille morceaux et, enfin il n’est pas exclu qu’il s’arrime avec certains de ses « farouches » opposants, selon l’adage bien connu chez nous, « mbe kali mbe ».Tout cela demande une alchimie digne de l’enchanteur Merlin !
Dans les faits, l’erreur première que pourrait commettre le président élu, serait de s’entourer beaucoup plus par « ceux qu’il connait » que par ceux « qui connaissent » la bonne marche de l’Etat.
Le pays espère des solutions concrètes et non des incantations et de la morale. Si l’on veut contenter tout le monde, on finira par décevoir tout le monde, c’est une loi de la nature, dirait ma grand-mère !
Le président élu saura-t-il faire fi des voix des sirènes ? Shenda katsi hule na kume !
Source: holambecomores
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