COMORES: LE PREMIER BLOCAGE DANS LES NEGOCIATIONS

Alors que le vice-président Idi Nadhoim a annoncé la « suspension des négociations », nous apprenons petit à petit les véritables enjeux et difficultés de ces rencontres.
D’un côté, le gouvernement central appuyé par le gouvernorat d’Anjouan et forts de majorités écrasantes d’élus à Anjouan et à la Grande Comore sont prêts à revoir le calendrier électoral sous condition qu’il y ait effectivement harmonisation le jour de la date convenue. De l’autre coté, les gouvernorats de Mohéli et de la Grande Comore encadrés par certains opposants (ou opportunistes ?) ne veulent pas entendre parler d’harmonisation sous le régime Sambi. En effet, pour eux la négociation ne porterait que sur la fin du mandat du Chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. C’est d’ailleurs à ce niveau-là qu’a eu lieu le premier blocage.
Interprétant la constitution de mai 2009, les juristes de la mouvance présidentielle ont prouvé à l’assistance que la fin du mandat du président Sambi était désormais en mai 2011. En effet, il ne peut exister deux constitutions dans un pays, et comme celle de mai 2009 a été promulguée, elle est la seule en vigueur. Entre autres, concernant la non-rétroactivité de la loi, ces mêmes juristes ont fait remarquer que les chefs des exécutifs des îles sont désormais appelés « gouverneurs » par la cour constitutionnelle et qu’une lettre émanant du gouverneur Abdouloihabi avait été refusée par cette cour car elle était estampillée « président de l’île autonome de Ngazidja ».
L’opposition à court d’arguments et sans réelle conviction outre celle de voir Sambi partir, a encore une fois fini par jouer la carte de la chaise vide, en laissant Abdouloihabi et Ali Said quitter la table des négociations. La France qui était présente à ces négociations était embarrassée de voir que ses barbouzes n’avaient aucun argument valable. D’ailleurs à force de chercher des arguments, ils (les opportunistes de la cause "mohélienne") ont fini par sortir une gaffe, en annonçant a la place des européens eux-mêmes, que les élections présidentielles seront financées par l’Union Européenne. Une remarque qui a surpris l’ensemble des personnes présentes au point de faire sourire le représentant de l’Union Africaine, Monsieur Madeira ainsi que celui du système des Nations Unies.

A suivre….

Rédaction Wongo

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