COMORES : Le ministre Fahmi visé par un projet de révocation

Une pétition contre le ministre des relations extérieures, Fahmi Saïd Ibrahim, circule actuellement dans les couloirs de l’assemblée nationale. Ses ex-collègues députés de la majorité demandent son limogeage.

Des députés de la majorité et de l’opposition sont entrain de constituer une procédure visant à demander la révocation du ministre Fahmi au sein du gouvernement Sambi. « Evidemment, une motion allant dans ce sens sera soumise au bureau de l’Assemblée », nous a confirmé, hier soir, une source parlementaire bien informée. « Son comportement n’est pas en conformité avec la période actuelle », lance notre interlocuteur pour justifier cette procédure inhabituelle.

Il citera la récente signature des « accords de coopération de défense avec la France à l’insu des députés » comme l’une des raisons de cette irritation des députés contre le ministre. Cela n’explique pas tout. En réalité, cette procédure engagée contre le ministre n’est qu’une illustration des querelles intestines qui minent la Mouvance présidentielle qui est devenu un véritable panier de crabes.

Notons que cette opération lancée contre Fahmi est encore au stade de projet. Ses initiateurs se préparent dans les coulisses avant de mettre en marche leur dispositif. « Ils veulent recueillir le maximum de signatures pour être sûr que la procédure soit irrévocable avant de le déposer au bureau de l’assemblée », croit savoir un juriste. Pour qu’elle soit valable une telle pétition doit être signée par au moins 1/3 des députés, selon la Constitution. Et, les députés qui demandant la tête de ce deuxième ministre des relations extérieures de l’ère Sambi visent à obtenir « 22 signatures » pour être sûr du succès de leur projet.

Pourtant l’arrêt de la cour constitutionnelle du 8 mai dernier ayant instauré la période intérimaire a dit dans l’une de ces dispositions qu’il ne peut y avoir de changement de gouvernement durant cette période. « C’est vrai l’arrêt a dit cela. Mais cela n’est pas au dessus de la constitution », avance un élu sous couvert de l’anonymat. « Cette procédure est conforme sur le plan légal », souligne un juriste ajoutant que « le président ne peut pas changer de gouvernement mais le ministre peut être révoqué. Et dans ce cas, son poste sera attribué à un autre membre du gouvernement ».

Faïssoili Abdou

Source : lagazette.hzkpresse

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