Comores / Expulsion de Comoriens de Mayotte : Ã vitesse grand “V”
La Direction régionale de la police et de la sûreté nationale (Drpsn) a refusé d’accueillir trois des deux cents personnes expulsées de Mayotte, et arrivées au port de Mutsamudu à bord du bateau Princesse Caroline jeudi 7 avril. La reconduite à Anjouan de ces personnes n’avait pas observé les exigences de l’accord passé entre le gouvernement comorien et l’ambassadeur de France aux Comores, en matière d’expulsion des compatriotes entrés sans visa français à Mayotte. Ces trois personnes ont donc été réembarquées pour un retour immédiat dans l’île au lagon.
Le premier des expulsés, Bacar Ahmed, n’a pas pu prouver sa nationalité comorienne. C’est en vérité un Malgache qui avait emprunté un nom comorien (l’homme ne parle d’ailleurs aucun mot comorien). Yssoufi Saïndou, lui, se déclare être mahorais de pure souche, mais dit avoir égaré sa carte d’identité à Mayotte. Il aurait, selon lui, fait une déclaration de perte à l’autorité compétente, qui lui aurait délivré une passe. Il l’aurait présentée aux gendarmes lorsqu’ils l’ont attrapé près du port, mais il a été quand même jeté dans le premier bateau en partance! La troisième victime de cette reconduite qui fait souvent fi de toute règle de décence, s’appelle Chadhuili Moussa. C’est un malade, atteint de paralysie faciale, et qui subissait des traitements réguliers à Mayotte.
Pour rappel, la partie française s’est engagée, dans l’accord issu des récentes réunions avec le gouvernement comorien en vue de trouver une voie d’entente sur la “circulation des biens et des personnes”, à répondre à un certain nombre de considérations humanitaires (Ndlr : Peut-on parler des considérations humanitaires lorsqu’il s’agit des déplacements par la Force ?) lors des reconduites. Celles-ci consistent, pour le chasseur de “clandestins”, à s’assurer de la nationalité comorienne de ces derniers, de veiller à la non-séparation des familles, le non-refoulement des personnes malades ou d’enfants scolarisés, ainsi qu’à la possibilité offerte à ces personnes de récupérer leurs biens et effets personnels. Des manquements à ces règles ont été observés lors de l’arrivée du premier convoi des refoulés de la semaine dernière, mais avaient cette fois-là échappé à la fermeté de l’autorité comorienne.
Le premier des expulsés, Bacar Ahmed, n’a pas pu prouver sa nationalité comorienne. C’est en vérité un Malgache qui avait emprunté un nom comorien (l’homme ne parle d’ailleurs aucun mot comorien). Yssoufi Saïndou, lui, se déclare être mahorais de pure souche, mais dit avoir égaré sa carte d’identité à Mayotte. Il aurait, selon lui, fait une déclaration de perte à l’autorité compétente, qui lui aurait délivré une passe. Il l’aurait présentée aux gendarmes lorsqu’ils l’ont attrapé près du port, mais il a été quand même jeté dans le premier bateau en partance! La troisième victime de cette reconduite qui fait souvent fi de toute règle de décence, s’appelle Chadhuili Moussa. C’est un malade, atteint de paralysie faciale, et qui subissait des traitements réguliers à Mayotte.
Pour rappel, la partie française s’est engagée, dans l’accord issu des récentes réunions avec le gouvernement comorien en vue de trouver une voie d’entente sur la “circulation des biens et des personnes”, à répondre à un certain nombre de considérations humanitaires (Ndlr : Peut-on parler des considérations humanitaires lorsqu’il s’agit des déplacements par la Force ?) lors des reconduites. Celles-ci consistent, pour le chasseur de “clandestins”, à s’assurer de la nationalité comorienne de ces derniers, de veiller à la non-séparation des familles, le non-refoulement des personnes malades ou d’enfants scolarisés, ainsi qu’à la possibilité offerte à ces personnes de récupérer leurs biens et effets personnels. Des manquements à ces règles ont été observés lors de l’arrivée du premier convoi des refoulés de la semaine dernière, mais avaient cette fois-là échappé à la fermeté de l’autorité comorienne.
SM
Source : Al-watwan N° 1733 du lundi 11 avril 2011
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