COMORES : ENFIN, UNE DIPLOMATIE ALERTE ET OFFENSIVE

DECLARATION DU GRITAC
(Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoriale de l’Archipel des Comores)
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A en juger ces derniers temps, par les discours et prises de positions, aussi bien du Président Sambi, que du chef de la Diplomatie comorienne, Maître Fahmi Said Ibrahim, tranchant avec les récurrentes palinodies et doubles langages, auxquelles nous ont habitué jusque là , les autorités comoriennes, il ya lieu d’espérer, s’agissant du contentieux franco-comorien sur Mayotte. Ou plus exactement du blanc seing accordé jusque là , aux autorités françaises par leurs homologues comoriens, pour occuper illégalement l’île comorienne de Mayotte.
Il est de notoriété publique, qu’à Mayotte, les Comoriens des trois autres îles s½urs qui réussissent à passer sous les fourches caudines du redoutable « Visa Balladur », (encore appelé « Visa de la mort » par allusion aux dizaines de milliers de morts noyés, par sa faute), font en permanence l’objet de ratonnades et d’expéditions punitives, dictées par la sacro-sainte politique du chiffre, chère au gouvernement français actuel. Cette crispation sécuritaire de l’administration française en terre comorienne de Mayotte, finit malheureusement, par attiser sur place, la division, l’ostracisme et la xénophobie… en suscitant consciemment ou non, auprès de certains Maorais, des vocations perverses, induites par le chantage et la délation, qui font des prétendus clandestins comoriens, des sortes de boucs émissaires, « réprimables », « emprisonnables », « expulsables » et au mieux taillables et corvéables à merci… Sans oublier les fréquentes atteintes graves aux libertés démocratiques, qui vont des incendies criminels, aux actes de maltraitance infligés aux Comoriens originaires des autres îles, y compris les enfants, en passant par les man½uvres discriminatoires, notamment à l’embauche, auxquelles ne peuvent même pas échapper, les franco-comoriens originaires des autres îles.
De passage à Paris, M. Fahmi Said Ibrahim, ministre comorien des Relations extérieurs, de la Coopération, chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du monde arabe, réitère d’une voix audible et sans équivoque, lors d’un entretien avec « la Pana », le mardi 22 février 2011, sa détermination à remplir, la mission légitime qui est la sienne, dans le respect de la Constitution et au mieux des intérêts des Comoriens. En un mot, ne rien faire, qui puisse porter atteinte aux intérêts supérieurs de la nation. Et au nombre de ceux-ci, le triptyque souveraineté, intégrité et unité des Comores, dans leurs frontières intangibles héritées de la colonisation. Triptyque qui, en aucun cas, ne peut être ni cessible, ni négociable.
En effet, on ne peut à la fois, être responsable en charge notamment de la sécurité, du bien être et des intérêts des Comoriens, victimes de harcèlements, d’injustices, d’agressions, de tortures, voire même d’homicide, induits par l’administration d’un pays étranger et dormir tranquille, sans remord aucun, ni la moindre compassion, pour des milliers de Comoriens, morts par « noyades », depuis l’instauration en 1994 du « Visa Balladur » génocidaire et mortifère. Un visa qui fait entrave à la libre circulation des Comoriens chez eux (dans le sens Anjouan – Mayotte), qualifié par l’Article 7 du Statut de Rome de la CPI (Cour Pénale Internationale), de « crime contre l’humanité », pour « déportation ou transfert forcé de population ». Et qui, loin d’être un catalyseur pour le rapprochement, l’entente, la solidarité ou pour la solidarité et l’hospitalité légendaire entre Comoriens, reste bel et bien pour eux, un verrou très sélectif, facteur de divisions, porteur de haine et de suspicions et par-dessus tout, semeur de morts…
Sans conteste, l’occupation illégale par la France de l’île comorienne de Mayotte, avec comme ferments, la déstabilisation, le chantage à la coopération, la politique du fait accompli et de la loi du plus fort…est une des causes de la désintégration des Comores.
En appelant de ses v½ux, le maintien, la poursuite et le succès de cette politique offensive, de bon sens et sans arrogance aucune, de M. Fahmi Said Ibrahim, ministre comorien des Relations extérieures, le GRITAC salut d’ores et déjà , cette diplomatie debout qui ne rase plus les mûrs, avec un sens élevé de l’Etat et des intérêts des Comoriens.                                       Â
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Ce 03 mars 2011
Pour le GRITAC, SAID HASSANE JaffarÂ
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Qu’attend-il pour refuser l’atterissage des vols emmenant des clandestins sur Anjouan? Ce sera un geste fort mais encore une fois parler pour parler, ils ne savent que faire ça.