COMORES : Contre la rupeisation de Mayotte, le Mirex ne doit pas trainer les pieds

COMORES : Contre la rupeisation de Mayotte, le Mirex ne doit pas trainer les pieds

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre journal numéro 1899 du jeudi 9 février 2012 et plus particulièrement l’article intitulé « La Commission européenne se penchera sur le statut de Mayotte en Juin » et je voudrais réagir pour féliciter Al-watwan et ses rédacteurs pour leur esprit patriotique et leurs efforts de sensibilisation pour la défense de l’intégrité territoriale de notre pays et de son unité nationale. Cet article vient encore une fois sensibiliser l’opinion nationale, en général, et nos autorités nationales, en particulier, sur le danger imminent de la rupeisation de l’ile comorienne de Mayotte, si ces dernières laissent faire. Je nourris l’espoir que le Mirex va réagir positivement et va entamer les démarches nécessaires pour empêcher cet état de fait. Le Mirex doit par conséquent entreprendre certaines actions au niveau de l’Ue, de l’Onu et de l’Ua en se servant de deux résolutions de l’Onu, résolution  du 12 novembre 1975 sur l’admission des Comores à l’Onu. Tous les pays européens, sans exception, ont voté en faveur de l’admission des Comores, composées des iles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comore, à l’Onu. Aucune voix contre n’a été enregistrée, même la France ne s’était pas opposée à l’adoption de cette résolution. Cette lettre doit aussi se référer à la résolution 31/4 du 21 octobre 1976 qui a condamné l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France et les référendums organisés à Mayotte par les autorités françaises le 11 février et le 11 avril 1976 considérés par l’Onu comme nuls et non avenus ainsi que tout autre référendum ou consultation qui serait ultérieurement organisé dans l’île comorienne de Mayotte par la France y compris le fameux référendum illégal sur la départementalisation organisé le 29 mars 2009 ; (2) Déplacement à Bruxelles de notre ministre des Relations extérieures pour rencontrer le Président du Conseil Européen, M. Herman Van Rompuy, et lui faire part de notre préoccupation, toujours muni des deux résolutions citées ; (3) Déplacement du président ou vice-président de l’Assemblée nationale pour s’adresser aux parlementaires européens toujours muni des deux résolutions et la lettre que l’ancien président de l’Assemblée avait adressée au président du Parlement européen sur la question de l’île comorienne de Mayotte ; (4) Lettre adressée au Secrétaire général de l’Onu et au président de la présente session de l’AG ; et (5) Lettre adressée au président de la Commission de l’Ua et au président du Comité ad hoc des Sept sur la question de l’île comorienne de Mayotte.
Une réunion du Comité de Sept à Bruxelles
Dans les lettres adressées au président de la Commission de l’Ua et au président du Comité de Sept, le Mirex doit aussi leur demander d’organiser, en collaboration avec le chef du Bureau de l’Union africaine à Bruxelles, une réunion du Comité de Sept au niveau des Ambassadeurs à Bruxelles pour coordonner leurs actions avec notre ministre des Relations extérieures au niveau du Parlement européen et du Conseil de l’Europe. Pour ce qui est des lettres adressées au Secrétaire général de l’Onu et au président de la présente session de l’AG, elles ne doivent pas être très différentes de celles envoyées aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Ue. Le Mirex doit nécessairement envisager de saisir le Conseil de Sécurité de l’Onu sur cette affaire.
Il est aussi urgent que dès maintenant la question de la Rupéisation de l’ile comorienne de Mayotte soit inscrite à l’ordre du jour des prochaines assises de l’Ua. Il faut le faire dès maintenant, étant donné qu’il y a un délai à respecter pour tout Etat membre de l’Ua qui propose un point à l’ordre du jour. Ce point doit être examiné d’abord par le Corep avant d’aller aux ministres et au Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement.
Il est évident que le Mirex a un rôle primordial à jouer dans cette affaire sachant que les autorités françaises foncent pour nous faire avaler le fait accompli. Le Mirex ne doit pas trainer les pieds mais doit saisir le b½uf par les cornes. C’est une course contre la montre.
 
Ahmed M. Thabit
Source : Al-watwan N° 1901 du lundi 13 février 2012



Enfin, "le dossier Rup avance très bien", se réjouit Raos, aussi bien dans le gouvernement qu’au sein de la CE. "Les Mahorais ne doivent plus se soucier de la rupéïsation de leur île", rassure le conseiller général de Koungou, car son adhésion ne sera plus discutée au parlement européen, mais parla CE, lors de sa session prévue les 28 et 29 juin prochains. Par contre, estime-t- il, "nous devons nous soucier plutôt de la formation des cadres", car il faudra être prêt pour 2014. A ce sujet, Raos annonce que près de 2 M¤ ont été trouvés pour la formation des cadres locaux, "ceux qui auront à connaître les fonds structurels dès le 1er janvier 2014".

L’article complet est à lire sur : Flash Info n°2936 du Mardi 14 février 2012

Lire l’article sur sosdemocratiecomores.skyrock.com

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