Comores : Autour de l’accord satanique
Et Sarkozy d’enchainer lors de la célébration du 15ème anniversaire de l’instauration du « visa de la mort », le 18 janvier 2010 à Mayotte : « Il faut aussi que les moyens de l’Etat en mer soient mieux coordonnés pour faire un usage optimal des ressources disponibles à la Marine nationale, à la gendarmerie, à la PAF, aux douanes. J’ai décidé que Mayotte serait un département pilote pour l’expérimentation de la fonction « garde-côte », placé sous la responsabilité du préfet. Cette fonction garde-côte devra entrer en vigueur au plus tard au second semestre 2010 » parlant de la lutte contre ce qu’ils appellent à tort l’immigration clandestine.
Chose promise, chose due. Le 27 septembre 2010, à Paris, le ministre de la Défense Hervé Morin et monsieur Fahmi Saïd Ibrahim, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores signent un accord dit « rénové » qui permettra de développer les capacités de l’armée comorienne à défendre la souveraineté de son pays tant sur terre que sur mer.
L’observateur averti aura remarqué que cet accord démoniaque répond au souhait des autorités françaises à légitimer l’appropriation des eaux territoriales comoriennes pour mener efficacement la chasse à « ces envahisseurs ». D’ailleurs plusieurs pêcheurs comoriens signalent la présence de plus en plus fréquente ces derniers jours des militaires français dans les eaux anjouanaises.
Tout le monde aura remarqué que le discours sans lendemain du chef de l’Etat comorien à la tribune des nations unies quelques heures avant la signature de l’accord Fahmi est un leurre illusoire pour distraire la vigilance du peuple comorien. Selon des sources proches du ministère comorien de relations extérieures la date de la signature de cet accord n’est pas accidentelle « Si l’accord avait été signé avant l’assemblée générale des nations unies, le discours du chef de l’Etat aurait été ubuesque »
Et pour amuser la galerie, l’assemblée nationale des Comores donne un « ultimatum » aux autorités françaises de suspendre sans délai, le fameux visa Balladur d’entrée à Mayotte lors de l’accueil d’une mission parlementaire française en visite aux Comores. Arrivés à Mayotte, les députés français ont répondu à leur homologues comoriens que « Mayotte est une terre française » car les mahorais ont choisi démocratiquement de rester français. Donc le visa ne sera pas suspendu malgré ses effets dévastateurs.
Et pourtant les Comores ont la possibilité d’arrêter cette hécatombe en refusant d’accueillir les refoulés de Mayotte. C’est le seul et unique moyen, (il n’en existe aucun autre) pour réduire massivement le nombre de morts dans les eaux territoriales comoriennes. Pour tout le reste, c’est du cinéma.
Quand aux députés, ils ont la possibilité (par exemple) de voter une loi exigeant à tout comorien voyageant dans les îles Comores de s’acquitter d’une somme de 5000 euros sans autorisation des autorités comoriennes. Avec 20000 reconduites par an, cela représente 100 millions d’euros. Qui dit mieux ?
Baraka Inzouddine
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