Comores (Anjouan) : Air Mad cloué au sol pendant deux heures

Comores (Anjouan) : Air Mad cloué au sol pendant deux heures

Le séjour du vice-président Nourdine Bourhane à Ndzuwani, du mardi au vendredi, s’est achevé par un incident à l’aéroport de Wani, au moment où il s’apprêtait à regagner la Grande-Comore.
Le vol MD 155 d’Air Madagascar a ainsi été coulé au sol tandis que et le chef d’escale de la compagnie a été agressé par un des éléments de la garde rapprochée du vice-président (il l’a bousculé sur le tarmac). Tout a commencé lorsqu’un des gardes du vice-président s’est présenté au comptoir d’Air Madagascar pour enregistrement des billets (le sien, ceux de ses trois autres collègues et celui du vice-président) lorsque Anam Caabi exige “les pièces d’identité ou les badges qui vont avec”. Des discussions animées commencent, qui se poursuivent quelque temps après au pavillon Vip où se trouvait le vice-président. Mais à son tour le commandant de bord de l’appareil oppose un refus catégorique d’embarquer les gardes, “qui voulaient monter à bord sans les pièces demandées et avec leurs armes”, toujours d’après les explications du chef d’escale. Entre temps, un vol de la compagnie Air service Comores arrive et le vice-président et ses gardes y embarquent, tout en jurant de clouer au sol l’appareil d’Air Mad. Ce qui fut en effet fait après. “Après que l’autorité et ses gardes aient embarqué à bord d’Air Service, nous avons cru que l’incident était clos et nous nous apprêtions à décoller avec nos passagers lorsque la tour de contrôle nous signifia, sans explication, que nous ne pouvions pas le faire”, explique Anam. Le vol 155 décollera cependant deux heures plus tard, après que les responsables de la compagnie aient pris contact avec l’autorité de l’avion civile de Moroni pour leur expliquer ce qui s’était passé. D’après Anam Caabi, qui est également représentant Air Mad à Anjouan, “les réglementations de l’aviation civile internationale exigent que tout passager qui s’apprête à monter à bord d’un avion se fasse identifier par une pièce d’identité, et la loi ne prévoit aucune exception”. (Ce qui n’est pas le cas à Mayotte, où on peut embarquer des sans-pièces d’identités : Ndlr)
 

Source : Al-watwan N° 1868 du mercredi 14 décembre 2011


Voir aussi :  Nourdine Bourhane et ses sans-papiers

Lire l’article sur wongo.skyrock.com

Be Sociable, Share!

3 commentaires »

  • Justice:

    Pourquoi tant de démonstration de force ? Là où il faut qu’ils utilisent leur « pouvoir » ils ne le font pas! Avec tous les viols qu’il y’a dans les villages ces derniers temps, j’attends, et je ne pense pas être la seule, que l’état prenne des mesures satisfaisantes! Hélas, plusieurs situations inquiétantes peuvent encore attendre que ces responsables manifestent leur POUVOIR!
    A croire qu’il s’agissait d’une simple formalité! Que penseront ces jeunes diplômés qui se sont dévouées pour servir leur pays? Que doit penser cette agence qui a choisi de travailler avec nous?

  • Anonyme:

    Et si le vice-présient avait peur que l’on découvre que depuis des années, il existe sous une fausse identité, avec des papiers français, ne lui ayant jamais appartenu…et qu’il ne s’appelle pas Nourdine et que le propriétaire des papiers les réclament depuis des lustres…

  • Justice:

    La moindre des choses serait de demander des excuses officielles pour cet entêtement injustifié, pour avoir été agressif envers un employé qui ne faisait que son travail, et pour le retard causé à la compagnie(le temps c’est de l’argent pour les entreprises, je ne vous apprends rien). Ce serait un bel exemple venant d’un RESPONSABLE, n’est ce pas?

Laisser un commentaire

Afin de garantir un bon esprit de participation, les modérateurs se réservent le droit de supprimer/modifier tout message considéré comme publicitaire, hors-sujet ou abusif (notamment en cas de commentaire diffamatoire ou injurieux).

Autres articles :

Suivez nous :
Twitter Facebook  RSS

http://www.wikio.fr
Annonces
Mots clés