Célébration de la 22è journée mondiale du sida à Mohéli : « Celui qui porte le virus du sida est un Homme non un diable, aimons le, protégeons le sans discrimination »
Après Domoni à Anjouan en 2008, Dzahani à la Grande-Comore en 2009, cette année c’est au tour de Mwali d’accueillir la 22è journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée en présence du chef de l’Etat, accompagné du ministre de la santé Dr Sounhadj, du
Après Domoni à Anjouan en 2008, Dzahani à la Grande-Comore en 2009, cette année c’est au tour de Mwali à la place publique du centre de Salamani d’accueillir ce jeudi la 22è journée mondiale de la lutte contre le sida, célébrée en présence du chef de l’Etat Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, accompagné d’une forte délégation composée du ministre de la santé Dr Sounhadj, du représentant de l’OMS Dr Kassankogno Yao et plusieurs cadres de la santé.
Un événement qui devait normalement être célébrée le 1er décembre mais pour des raisons techniques a été reporté pour ce jeudi. Plusieurs membres du gouvernorat de l’ile autonome de Mwali, des cadres des différents départements et services de l’ile, des préfets, des maires, des officiers militaires, des notables, des femmes et des hommes venus des quatre coins de l’ile de djoumbé Fatima, ainsi que des jeunes, y ont tous pris part.
Quatre discours sont prononcés à cette occasion. « Celui qui porte le sida est un Homme non un diable, aimons le, protégeons le sans discrimination » dira le Commissaire aux affaires Sociales de l’ile de Mwali, M. Milissane Hamdia lors de son allocution de bienvenue.
« Accès universel et droits humains, c’est le thème choisi cette année pour protéger les 3 900 000 cas des personnes vivant avec le VIH/sida dans le monde » a indiqué le Dr Kassankogno ajoutant qu’il s’agit « d’un message du secrétaire général des Nations unies pour tous les citoyens du monde entier ».
« Le droit de l’homme et de la femme revêtent une importance fondamentale dans toute action contre le VIH/sida » a-t-il poursuivi avant de remercier le chef de l’Etat de sa présence régulière dans ces journées depuis 2008. « Nous avons constaté vos efforts » a conclu Dr Yao.
« Le 1er cas est apparu depuis 1988, maintenant nous somme en 2010 à 138 cas enregistrés soit de 0,38℅ à 60℅ et qui sont essentiellement des jeunes », dira à son tour le ministre Sounhadj. Et lui d’ajouter « 16 cas sont suivis dans les hôpitaux ». Un budget de 350 millions selon le ministre, a été prévu pour servir ce secteur, « nous avons mis en place 10 points de stratégies pour la prévention et la protection de cette maladie » précise-t-il. « Pour les années suivantes, 2 milliards 200 millions sont là pour réaliser d’autres travaux dans le même sens » a-t-il conclu.
Le chef de l’Etat, président du comité de lutte contre le sida aux Comores, soucieux de son peuple n’a pas manqué de tirer la sonnette d’alarme sur l’enjeu de cette maladie et Sambi d’appeler la population à aller se faire dépister en masse. « Moi-même je ai fait le dépistage deux fois en public, n’ayez pas peur… » a demandé le chef de l’Etat.
Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a aussi expliqué comment on est infecté du virus du sida et les dangers de cette maladie, « le rapport sexuel non protégé, le sang infecté, la transmission de la mère à l’enfant, mais le malheur est que si on est malade on n’arrive pas à accomplir ses obligations religieuses » a-t-il expliqué.
« Pourquoi cette journée de lutte contre le sida ? » A-t-il demandé. « La réponse est très simple, c’est une maladie qui cause beaucoup de dégâts à travers le monde et qui peut même anéantir une nation tout entière, que dieu nous protège » a-t-il conclu.
Le programme de cette journée continue à Mohéli par une conférence débat. Le chef de l’état s’est rendu vendredi matin au centre hospitalier régional de Fomboni pour une remise de matériels médicaux octroyés par des amis arabes. L’on apprendra plus tard que les organisateurs des la journée à savoir la direction générale de santé, ont été blâmés par le ministre Sounhadj pour n’avoir pas pu organiser la cérémonie comme il fallait. « Sabotage ! » serait le terme utilisé par le Docteur Ministre.
Abdallah Bounou Abasse
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