C.O.I : Qui veut entériner la partition des Comores?
L’Officier permanent de liaison (Opl) de la Commission de l’Océan indien, l’ambassadeur Chamsidine Mhadjou, a organisé une rencontre avec les points focaux et experts nationaux en vue de la préparation du prochain comité des Opl, prévu du 21 au 23 mars prochain aux Seychelles.Â
Comme chaque année, les délégués des cinq pays membres de l’organisation régionale vont plancher sur les actions prioritaires à mener en cette année 2012.Â
Pour rappel, les Opl ont pour mission d’assurer la liaison entre le gouvernement et la Coi, d’accompagner les points focaux et d’éclairer les gouvernements sur les positions politiques qu’ils doivent prendre. Il s’agit d’une des instances importantes de la Coi.Â
Ce conclave des Opl sera notamment l’occasion pour les Comores de s’opposer énergiquement à ceux qui cherchent, par des procédés sournois, à entériner la partition de l’archipel.Â
Carte des Comores sans MayotteÂ
En effet, selon l’ambassadeur Mhadjou, la France soutient l’idée de transformer la Coi en communauté de l’Océan Indien.Â
Une manoeuvre destinée, dit-il, à  aménager un créneau pour Mayotte. “Les Etats de la Coi devront faire le choix entre Mayotte ou les Comores, j’attends encore la position du gouvernement, mais jamais Mayotte ne sera la sixième entité de la Coi“, nous a déclaré Mhadjou, regrettant que certains pays comme Maurice soient favorables à cette transformation du statut de l’organisation régionale.Â
L’autre problème que l’Opl national entend soulever au cours de la réunion porte sur la carte géographique des Comores qui fait totalement abstraction de Mayotte.Â
“Je serais d’accord si l’on mettait des pointillés, mais que l’île n’existe plus dans la carte, c’est une aberration“, estime-t-il.Â
Mais, au-delà de ces problématiques politiques, Chamssidine Mhadjou entend aussi interpeller le gouvernement comorien sur ses arriérés de paiement au sein de la Coi.Â
“Nous ne payons pas nos droits ; ce qui fait que nous travaillons difficilement. Rien que pour les années 2007, 2009, 2010, 2011 et 2012, nous devons un montant de 104 970 euros à la Commission. Nous devons absolument être à jour avant cette rencontre de mars ; l’Etat doit faire un geste. J’ai demandé et obtenu au service de la dette d’engager le paiement de 33 millions, mais le dossier est en souffrance au Trésor public“, déplore-til enfin.Â
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ASA
Source : Al-watwan N° 1905 du lundi 20 février 2012
ASA
Source : Al-watwan N° 1905 du lundi 20 février 2012
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