Application de la grille indiciaire dans l’éducation: Les profs menacent d’arrêter les cours dans 18 jours si…
  Suite à l’arrêt de cours de 72 heures de la semaine passée, l’intersyndicale de l’éducation a organisé hier matin, une conférence de presse dans le but de démontrer les difficultés de la mise en application de la nouvelle grille indiciaire. Du mercredi au vendredi dernier, les professeurs de l’Université des Comores ainsi que de l’enseignement secondaire, ont fait un arrêt de cours pour réclamer l’application de la nouvelle grille indiciaire. Après différentes rencontres entre le syndicat et le gouvernement, particulièrement le ministre chargé de l’éducation, une solution n’a pas été retrouvée. « Nous avons cherché à obtenir un compromis mais ils n’ont pas répondu à notre appel », avance Mhadji, secrétaire général du syndicat de l’université.
Dans une missive adressée au gouvernement, l’intersyndicale de l’éducation a démontré leurs exigences sur la nouvelle grille indiciaire mise en place par le gouvernement. « Nous avons adressé une lettre au gouvernement et on n’a pas reçu de réponse de leur part, d’où cet arrêt de cours de trois jours », affirme Farid Msahazi, secrétaire général du Syndicat National des Professeurs Comoriens (Snpc) lors de ce point de presse au lycée de Moroni.
Suite à des négociations échouées avec le gouvernement, l’intersyndicale de l’éducation s’est adressée au ministre de l’éducation nationale, Oubeid Mze Cheick. Le 17 février 2010, le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avait signé un décret mettant en application la nouvelle grille indiciaire pour faire une harmonisation des salaires des enseignants. Le syndicat estime que cette grille n’est pas respectée dans les normes administratives à l’université, au lycée ainsi qu’au primaire.
« Un enseignant qui a commencé à enseigner depuis longtemps ne peut pas avoir le même salaire qu’un nouveau venu malgré le même diplôme », déclare Moussa Mfoungoulie, secrétaire régional du Snpc, avant d’ajouter que « l’avancement que les enseignants ont obtenu de la nouvelle grille indiciaire, ne fait que reculer administrativement les professeurs ».
Malgré cette mésentente entre le syndicat des professeurs et le gouvernement, la masse salariale de la fonction publique a augmenté de 300 millions. Il est passé de 1 milliard 200 à 1 milliard 500. Dans une perspective d’obtenir ce qu’ils demandent, les éducateurs ont pris une mesure envers le gouvernement. « Si on n’a pas trouvé une solution d’ici le 3 janvier, nous serons contraints d’arrêter les cours définitivement », dixit Moussa Mfoungoulie.
Mohamed Youssouf
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