Affaire Général salimou: Un comité de soutien sis en France saisit le pdt SAMBI
Communauté Comorienne de France
Commission de Soutien du Général Salimou
soutiengeneralsalimou@yahoo.fr
A Son Excellence,
Monsieur le Président de l’Union des Comores Ahmed Abdallah SAMBI
Objet : Comores, le Général Salimou est en danger
Son Excellence Monsieur le Président,
Nous, Communauté Comorienne de France, sommes préoccupés par la situation politique et judiciaire qui règne aux Comores, surtout par les actes criminels et de représailles, au demeurant impunis, avec leurs enquêtes de faciès dont les procédures transgressent la protection des droits humains. L’actualité comorienne ne se glisse-t-elle pas, vers un régime de la force, fondée autour d’une autre stratégie absurde ?
Excellence, nous avons l’honneur de vous adresser ce courrier pour vous signifier notre forte indignation quand ces actes menacent les politiques, ciblent et assènent, tour à tour, avec virulence les défenseurs de la nation et piétinent à la fois les institutions républicaines. Les plus récents, et non les moindres, concernent les hommes de la police et de l’Armée Nationale de Développement, à savoir :
a) La tentative d’assassinat visant M. Ahamada M’madi Boina, Adjudant-Chef de la police qui a reçu, à bout portant, une balle dans la tête à son domicile, suite à une arrestation par la Police Nationale, acte du 01 août 2010 à 2h.
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b) L’assassinat crapuleux du Lieutenant-Colonel Ayouba Combo, Commandant de la Force Comorienne de la défense (FCD), abattu devant son domicile dans la nuit du 13 juin 2010, qui entraine l’audition médiatisée et la mise en résidence surveillée brutale du Général Salimou Mohamed Amiri, Chef d’Etat-major, acte du 31 août 2010.
Nous sommes attristés par ces crimes horribles et nous sommes choqués par la conduite théâtrale de cette détention. Votre mutisme, eu égard aux inquiétudes de la population, étant frappant, d’autant que les dispositions prises par le Ministre de la Justice et le Ministre de la Défense ne sont pas à la hauteur de cette enquête, et auraient requis au préalable une expertise soutenue, nous en restons abasourdies par l’inconsistance qu’a eu l’Etat devant ces faits, les premiers de telle nature dans notre pays.
Excellence, la soudaineté de cette détention fut très remarquée, au Département de la Défense, par le mécanisme dangereux de jeux de chaises. Le général Salimou a été, illico presto, démis de ces fonctions et remplacé à son poste de Chef d’Etat-major (alwatwan N° 1615 du 1er septembre 2010), et son adjoint à cette instance, le Lieutenant-Colonel Normal Mzé fût subitement, muselé, écarté et mis en retraite.
Pis encore, à la date du 06 septembre 2010, l’Avocate du Général Salimou, Me Harimia élucide, en se référant au premier réquisitoire établi par le parquet, que son client n’a jamais figuré parmi les personnes citées dans cette affaire et déclare qu’elle n’a pas eu accès aux éléments du dossier lui concernant. Elle n’est autant pas autorisée à le voir (source albalad de cette date) Celui-ci subit la méthode de privation sèche, ni l’autorisation de faire du sport, ni l’accès à aucun média, ni accès à une communication extérieure.
Deux faits qui marquent, sauf preuve du contraire, que la Justice a soumis le Général Salimou à une peine judiciaire systématique, usitée par les régimes autoritaires passéistes, sans objet du bien-fondé de l’accusation et sans aucun respect de la présomption d’innocence.
Malgré cela, par votre décret (N° 10-142bis/Pr) du 15 septembre 2010, nous comprenons que vous vous insurgez à dépouiller le Général Salimou en suspendant celui-ci de toute activité et de toute fonction au sein de l’Armée Nationale de Développement (cf, Journal alwatwan N°1627)
Nous déplorons cet acte inopiné qui met sur les faits vos offensives déclarations (cf. discours de l’ide el-fitr du 10/09/2010 http://www.beit-salam.km/article.php3?id_article=1103) et celles du Chargé de la Défense (cf. Note n° 10-147/PR/PR-DIR.cab), et qui porte le sceau de votre régime contre ceux qui sont devenus infidèles aux diktats de vos intérêts alors que « vous les aviez tendu la main et sortis du trou », pour ainsi dire, bâtir votre château-fort contre les institutions nationales.
Nous notons avec regret, Monsieur le Président, que ces mots accablants ont leurs significations quand ils déclinent des actes nauséabonds qui visent à déshabiller ceux qui nous ont honoré en d’autres circonstances, avec votre amertume accompagnée d’une stratégie nihiliste, cherchant à imiter maladroitement « la voix supérieure », qui crache vengeance : « vous êtes crées poussière et vous redeviendrez poussière ! »
Nous nous interrogeons, Monsieur le Président, si cette « assignation à résidence » ne cherche pas à détourner les esprits des comoriens d’une autre conspiration dirigée contre la personne du Général Salimou, qui aurait dénoncé en date du 27 avril 2010 dont vous avez reçu la teneur.
Rendu public à travers les médias, ce courrier a fait l’objet, le 29 avril 2010, d’un droit de réponse du Directeur de Cabinet du Président, chargé de la Défense (cf. lettres interposées, Journal alwatwan N°1550 du 05/05/2010)
Face à ces courriers aux contenus explosifs, si ce n’est pas par stratégie d’étouffer le cri d’alarme du Général Salimou « Atteintes à ma personne », il était de votre devoir, en tant que Chef des Armées, de soumettre ces éléments en justice pour instructions, à la place d’un acte inique « d’engagements pacifiques et militaires », devant de tels enjeux cruciaux conflictuels émanant des plus hauts responsables de la Défense. (15 mai 2010 http://www.beit-salam.km/article.php3?id_article=998 )
Excellence, bien avant ces étalages, nous vous apportons, pour mémoire, qu’au cours de votre allocution fortement inspirée et adressée à l’AND, vous citez des éléments concordants aux déclarations soulevées par le courrier du Général Salimou. (http://www.beit-salam.km/article.php3?id_article=969)
Mais encore avant cela, nous nous remémorions d’autres faits qui vous opposent tous les deux et se rapportant à torpiller et à détourner les lois à votre gré et qui ont heurté son refus catégorique (nomination et affectation des militaires, prolongation de la mandature, ….)
Dans ce volet, nous constatons avec regret que l’affaire du Colonel Combo a été dessaisie de la gendarmerie pour être transmise à la Police, sans aucune explication, au bon vouloir des agissements des responsables judiciaires, et sans que celle-la soit déclarée incompétente à instruire une telle affaire.
Il serait autant lâche pour les familles concernées, pour nous et pour la nation de ne pas nous demander qui a tué le Lieutenant-colonel Combo. Nous demandons, cependant, que la Justice apporte les éléments qui accablent le Général Salimou, au lieu de renvoyer, de semaine en semaine, les auditions fixées en avance, rien que pour torturer encore celui qui demeure leur bouc-émissaire.
Nous sommes consternés par les responsables de la Justice et de la Défense de ce pays qui s’acharnent sur le corps militaire pendant que les « bandits de la République » (cf. Ministre AE) de votre mouvance présidentielle pavoisent, avec insolence, de leur corruption abusive à travers « champs et océans»
Par conséquent, nous faisons appel à vous, Monsieur le Président, au vue de la tenue légère des affaires judiciaires, de mettre l’ordre en la matière, et nous sollicitons la libération prompte du Général Salimou jusqu’à ce que toutes les garanties à sa défense lui seront assurées.
Pour que cette enquête soit claire, crédible et impartiale, et pour le respect des institutions de l’armée et de la justice, nous vous demandons :
a) la libération du Général Salimou et les militaires arrêtés et privés de leur liberté
b) la mise en place d’une commission d’enquête indépendante qui pourrait se composer comme suit :
i) Cette commission pourrait être présidée par une autorité de la Cour Constitutionnelle
ii) 2 Magistrat et expert internationaux (ONU, UA, EASBRIG, LEA,FIDH …)
iii) 2 juristes locaux triés par leur compétence, leur savoir faire et leur intégrité
iv) 4 militaires de l’AND et de la Gendarmerie
- Cette commission doit avoir pour mandat, la révision et la clarification des éléments constitutifs de ce dossier puis la poursuite des requêtes sous-adjacentes, avec toute indépendance et sans restriction aucune sur leurs investigations.
- Que les auditions soient diffusées via les médias pour qu’un tel acte ne se répète ni au sein de l’AND ni sur le territoire national.
Enfin, nous rappelons aux responsables d’Etat, qui sont témoins de l’opacité de cette affaire, de prendre de l’altitude pour renouer avec la démocratie et l’Etat de droit; d’autres ont cru posséder la force, l’audace du mal, la Justice des injustes, qu’est ce qu’ils sont devenus ? Il vous appartient, Monsieur le Président, jusqu’à la fin de votre mandat et pour le bien initié de ce pays, d’?uvrer pour la paix et la stabilité nationales, en renforçant l’éthique au sein des Armées comoriennes.
Souhaitant que nos préoccupations trouvent place parmi vos responsabilités de Premier Haut Magistrat de ce pays, nous vous remercions de l’attention que vous pourriez porter à ce courrier, et nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération.
Paris, le 02 octobre 2010.
Pour ampliation
1) SEM Ahmed Abdallah Sambi – Président de l’Union des Comores – Beit-Salam Fax N° +269 7 72 40 95 – +269 7 73 48 33 ? mail : presidence@comorestelecom.km
2) Président de la Fédération & Ligue Internationale des Droits de l’Homme
3) Représentants de la Communauté Internationale aux Comores
4) Pays amis des Comores et Organisations Internationales (ONU , OUA, EASBRIG, LEA, COI, …)
Lire l’article sur http://ridja.centerblog.net/1894-Affaire-General-salimou-Un-comite-de-soutien-sis-en-France-saisit-le-pdt-SAMBI






Messieurs,
Quand vous écrivez au nom de la communauté comorienne de France, précisez bien qui vous êtes exactement, comme vous avez bien l’habitude et aimez bien le dire et l’afficher: association ou communauté de telle ou telle région. Par exemple de HAMBOU ou autre. Car la communauté est large et ne partage pas toujours vos déclarations.
D’une affaire si grâve, crime et complot probablement, l’objectif ayant été plus large que le crime: à savoir pousser les citoyens du pays que nous aimons tous, à la guerre civile. Que dieu nous préserve du mal, car le pays est vraiment passé à côté. Beaucoup d’obsérvateurs le notent.
Sans se lancer dans le détail des enquêtes que le juge en charge de l’affaire, mène avec courage,souvenez-vous les déclarations choquantes de menace de mort,proférées un mois avant que le pire arrive à l’endroit de ses frères d’armes.
Aviez vous été aussi choqués, aviez-vous une seconde craint que de telles déclarations sont dangereuses?
Votre général déchu aura l’occasion de s’expliquer, en même temps que ceux qui ont appuyé sur la gachette devant la justice du pays. Il est inutile de mener la pression jusque dans les rues de Paris, la capitale française, au risque de tomber dans le ridicule.
Mort du Dr Assad : un lien avec l’affaire Combo ?
Y’a-t-il un lien de ce décès avec l’affaire Combo ? C’est en tout cas l’une des pistes que la justice devrait exploiter pour déterminer les circonstances de la disparition tragique du médecin. Rappelons que la victime a été récemment mise en examen, puis relâché trois mois après, sous liberté conditionnelle. Que savait-il le Docteur sur l’assassinat de Combo pour être neutraliser aujourd’hui ? Qui est derrière un tel acte si complot est ? Le pays est-il entrain de sombrer dans la catastrophe sous la présidence de Ikililou Dhoinine ? Nous sommes Comoriens, nous avons le droit de se poser ces tas de questions pour comprendre et surtout pousser le pouvoir, l’opposition et la justice à la recherche de la vérité sur cette situation devenue plus qu’alarmante.
Sa disparition laisse croître encore une fois la peur et une grande inquiétude qui planent dans le pays après la disparition aussi douloureuse du colonel Combo il y a quelques mois. L’arrestation aussi honteuse que banale de l’ancien plus haut fonctionnaire de l’armée risque, toutes les secondes qui coulent d’être comprise comme un bouc émissaire monté par une bande de mafieux nationaux. Et s’il s’agira de faire couler le sang encore une fois, appelons tout simplement à la révolution contre ces actes barbares qui ne font que se perpétrer sur notre sol.
Abdoulatuf Bacar