ABDOULOIHAB ASSANI, SG DU PARLEMENT DES JEUNES
« Nos principes sont la défense des droits de la jeunesse marginalisés… »
Publié par: HZK-Presse: 03/09/2010
Le parlement des jeunes comoriens (PJC), qui regroupe plus de 200 membres actifs, se lance dans une campagne de sensibilisation depuis le 6 janvier 2010. Le secrétaire rapporteur de cette association partage avec nous, les objectifs et les ambitions de cette association.
En quelle occasion vous aviez entrepris cette idée de créer un parlement des jeunes ?
Abdouloihab Assani: Le parlement des jeunes est une association créée le 6 janvier 2010, au foyer Aouladil Comores. C’était une occasion pour la jeunesse de se réunir pour discuter afin de lancer un grand cri pour que leurs droits soient acceptés et aussi d’affirmer leur personnalité juridique au sein du pays, particulièrement sur la prise des décisions qui concernent les jeunes. Cette réunion a abouti à une création d’une association dont le PJC qui entre effectivement dans le cadre du développement du pays.
Quelle catégorie de jeunes parlez-vous et en quoi consiste l’action de votre association ?
A.A : L’expression de la PJC, démontre normalement la présence de tous les jeunes comoriens sans distinction de race, fonction et étude. On a par exemple à part les étudiants, des maçons et des cultivateurs. Cette jeunesse a une ambition de développer l’esprit qui mène aux sources de la PJC. Ces principes servent à défendre les droits de la jeunesse qui sont marginalisés dans la société. Ils servent aussi à lutter contre la corruption des jeunes. Cependant, vue que la jeunesse est dans une voie non loyale, on veut l’intégrer par la prise de conscience des jeunes qui fera par la suite tout ce qui sera nécessaire d’être dans la bonne voie. On est en pleine campagne de sensibilisation.
Qu’est ce que vous avez pu faire depuis le lancement de la PJC ?
A.A : Le fait qu’on a l’initiative de progresser vers un développement, c’est déjà quelque chose. Je ne serai pas trop optimiste pour dire que tout va mieux, mais « petit à petit l’oiseau fait son nid », dit-on. Tout le monde ne peut pas comprendre d’un seul coup. Parmi les objectifs, on vise à sensibiliser les autorités, les parents et surtout la jeunesse comorienne qui sont tous de victimes. Dieu merci, malgré le projet, les gens commencent à être réveillés sur l’importance de cette association car le 2 août 2010, on a réalisé une conférence de presse au foyer Casm, et le lendemain de la diffusion, le président de l’île autonome de Ngazidja nous a appelés dans son bureau juste pour nous encourager et nous soutenir. Par la suite, il nous a fait des promesses sur toutes les actions positives de la PJC. On a eu aussi le président du parti Ridja qui nous a confirmé par un rendez vous qui a eu lieu à son bureau sur les mêmes principes. Et d’autres responsables comme le directeur général de la douane qui a accepté en tant que jeune, nos principes.
Quelles difficultés rencontrez-vous dans le cadre de vos activités ?
A.A : La vraie question qui nous préoccupe tout d’abord, c’est celle de la mise en place d’un siège permanent que nous demandons aux autorités car, c’est à eux que revient cette obligation ; mais on ne pense pas les forcer. Ensuite, nous espérons que d’ici la fin de l’année, on fera la mise en place des commissions régionales dans les îles d’Anjouan, Mohéli et pourquoi pas Mayotte. Je rappelle que notre association est nationale, et les membres sont des jeunes comoriens sans distinction. Seulement, le statut a exigé une mise en place de cette commission dans les îles.
Vous êtes au nombre de combien, actuellement ?
A.A : Les membres actifs sont au nombre de 250 adhérents. Mais le chemin est long et on a beaucoup de choses à faire. Sur ce, on ne perd pas espoir sur la compréhension et l’adhésion des jeunes. Et, pour l’instant, on n’a pas encore de siège permanent, et que nous comptons augmenter notre effectif. Il suffit pour cela de contacter le 335 08 45 (le chargé de l’association).
Quel est votre dernier mot ?
AA : D’abord, j’aimerais dire aux autorités qu’il est de leur devoir de nous accompagner pour le bien des jeunes malgré le temps et la situation politique. Ils n’ont pas pu avoir cette idée mais maintenant que la PJC est là , c’est à eux de faire faire avancer le projet. Ensuite, je dirais qu’il est temps pour les jeunes de s’initier et de se donner la force pour le bien et le développement du pays. L’Union fait la force. Unissons-nous pour mieux réussir.
Propos recueillis par Fatouma Hamada
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En tant que comorien je partage avec vous l’idée de voir la réalité de chose en face.
Je remercie tous les membres fondateurs du parlement de jeune comorien avec leurs idées pour bien défendre leur droit au sein de la société et avoir leur place au niveau national.
Mais la question la plus difficile reste la politisation de ce PJC, vu les appels du gouverneur Abdoul wahab Chema, le leader de Ridja et le directeur de douane sont tous ont d’idées de se présenter aux élections prochaines.
Ils savaient que c’est la jeunesse qui fait passer une personne au pouvoir et ils voulaient suivre ce chemin.
Après réussite, personne ne se rend pas compte au promesse et aux engagements dits au écrits.
soient prudents et méfiez vous de ces gens là qui ne cherchent que leur pains pas les intérêts de l’état et la jeunesse.