A Paris, un opposant Said Larifou met en garde contre un « coup d’Etat rampant » aux comores

A Paris, un opposant Said Larifou met en garde contre un

AFP/LE SG DE LA CONVERGENCE POUR MAI 2010

PARIS, 25 fév 2010 (AFP) -

L’opposant franco-comorien Said Larifou a mis en garde jeudi contre un "coup d’Etat rampant" aux Comores et appelé la communauté internationale à "intervenir", même militairement si nécessaire, dans cet archipel de l’océan Indien, au cours d’un déplacement à Paris.
"C’est un coup d’Etat rampant", a-t-il affirmé à l’AFP en évoquant la "volonté" de l’actuel président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, "de faire voter au congrès la prolongation de son mandat", "en violation de l’accord-cadre de 2001 et de la constitution" qui en a découlé.

Fruit d’un laborieux compromis, cette constitution instaurait un système fédéral et une présidence tournante entre les trois îles de l’archipel: Grande Comore, Anjouan et Mohéli.
Elle prévoyait également que un mandat de quatre ans, non renouvelable, pour le président élu de l’Union. Après le Grand-Comorien Azali Assoumani et l’Anjouanais Sambi, c’est théoriquement un Mohélien qui devra assumer le pouvoir du 26 mai 2010 jusqu’en 2014.

En mai 2009, les Comoriens ont approuvé par un référendum, boycotté par l’opposition, une modification de la constitution qui allonge le mandat du président de la fédération de quatre à cinq ans.
"Il faut intervenir avant qu’il ne soit trop tard. La communauté internationale s’est portée garante de l’accord-cadre. Elle doit intervenir, comme elle est intervenue pour mettre fin au régime de Mohamed Bacar", a déclaré M. Larifou, chef du parti Ridja.
En 2008, le président d’Anjouan Mohamed Bacar, "qui voulait se maintenir au pouvoir en violation de la constitution", a été renversé par l’armée comorienne soutenue par des troupes mandatées par l’Union africaine (UA), a-t-il rappelé. "La communauté internationale s’est mobilisée militairement pour le déloger. Je ne vois pas pourquoi Mohamed Bacar serait délogé et Sambi ne le serait pas s’il s’entête à se maintenir au pouvoir", a-t-il dit.
En cas de "passage en force" du président Sambi, Said Larifou, également secrétaire national d’une coalition de partis d’opposition, affirme que l’opposition maintiendra son action dans le "respect des règles démocratiques" et promet une "forte mobilisation" pour réclamer "la tenue des élections en 2010".

PARIS, 25 fév 2010 (AFP) -

Publié le 26/02/2010 à 16:21 par ridja

sb/hr/bmk

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